Étymologie et origines de Puiseux-en-France
D'après Coeris, Puiseux s'appela d'abord Puteolae (puits) et successivement Puteoli (1119), Puseaus (XIIIe siècle), Piseux, Puteaux, et Puteoles (1626). Les archives communales, en dehors des registres de l'Etat Vicil, ne contiennent aucun document antérieur au XXe siècle.
Comment notre commune était nommée dans
les textes ?
Selon un ouvrage de l’Abbé Leboeuf daté de 1765 ("Histoire
du diocèse de Paris"), la paroisse de Puiseaux est citée pour la
première fois au XIIe siècle, dans une bulle du pape
Caliste II de l’année 1119, en faveur du Prieuré de
Saint-Martin-des-Champs. Les églises et biens appartenant à ce
monastère y sont détaillés, et parmi les villages où il y avait
quelques terres ou labourages est nommé Puiseux, voisin de Châtenay
("villam castelaneum cum ecclesia et decima et terra de
Puteolis").
L’abbé de Saint Lucien de Beauvais, dans la charte de
l’an 1361, par laquelle il fait l’échange de quelques
biens situés à Puiseux avec le Prieuré de Saint-Martin-des-Champs
met : "Quiqund terrae et redditus habebat ecclesia S. Luciani apum
Puteolos".
Les titres latins du XIIIe siècle se servent aussi du
terme Puteolis.
Il est admis que ce nom vient des puits qui étaient sur le
territoire de la commune, le village est en effet dans un fond où
l’on trouve de quoi former de petits puits, sans creuser
profondément.
D’où vient cette appellation
?
Puifeux, Puisseux, Puifsieux. Putéolus (XIe siècle)
semble être dérivé du latin puteux : puits. Occupation attestée
gallo-romaine : Puscoli. Au XIIIe siècle : Pufeux,
Puteolis, Puteoles, Puteoli. Il ne nous a pas été, jusqu’à ce
jour, possible de trouver son origine.
Ce pourrait être le manque d’eau en surface : peu ou pas de
source. Cependant la fontaine Sainte-Geneviève a, jusque pendant la
guerre 1939-1944, coulé plus ou moins et alimenté certains
habitants. De temps à autres un filet s’échappe encore.
Ce manque d’eau a poussé la population à constituer des
mares (gué), des citernes, des puits.
À notre dernière époque un puits public (qui n’a jamais
tari, ce ne fut pas le cas en 1921) trois puits particuliers et
douze citernes.
Le dernier puits foré sur l’emplacement et en remplacement
du petit puits fut décidé le 12 décembre 1926. L’eau fut
trouvée à 40,40 mètres au-dessous du niveau de la rue du petit
puits. Pour être certain d’alimenter en quantité suffisante
les réservoirs situés sur la butte de Châtenay-en-France, le forage
fut poursuivi jusqu’à 66,35 mètres. Le débit était
d’environs 10m3 à l’heure.
Pourquoi fontaine Sainte-Geneviève
?
Sainte-Geneviève, vierge de Nanterre aurait fait paître ses
troupeaux dans les prés voisins. Légende sans doute. Était-ce aux
temps plus éloignés un lieu païen ?
L’église de Puiseux-en-France a hérité de son nom.
En 1119, l’église paroissiale de Saint-Lucien est donnée au
prieuré de Saint-Martin-des-Champs. De nombreuses dalles couvraient
son sol, il en reste peu d’apparentes, sinon pas du
tout.
De nombreux dossiers sur Puiseux-les-Louvres sont conservés aux
Archives Nationales et nous donnent une idée de ce que fut la vie,
l’influence des Templiers sur notre village.
Il reste peu des grandes et belles bâtisses d’autrefois.